Le mas jambost

Communiqué de l'UNSA à l'issue du CTA du 20 janvier 2012 au rectorat.

 

 

    cher(e)s collègues,

 

Vous étiez une seconde fois nombreux devant les grilles du rectorat pour ce nouveau CT ... et nous vous entendions  ! Nous sommes sensibles à votre mobilisation. Depuis les annonces du recteur, elle n'a d'ailleurs jamais cessé. Le soufflet n'est jamais retombé. Sous des formes variées, vous avez maintenu la pression. Félicitations pour vos initiatives et merci aux jeunes, aux parents, aux élus et à la communauté éducative toute entière impliquée dans cette lutte. 

 

Vous vous rappelez, nous avions arraché au recteur lors du CT du 11 janvier 2012 la possibilité de reconvoquer un nouveau CT grace aux votes émis "en contre" par les trois OS siégeant dans l'instance (CFDT FSU UNSA) ... malgré son refus initial de nous accorder la possibilité de voter ... contrairement à toutes les dispositions en vigueur dans cette République ! Nous avons bien fait de ne pas céder, la journée d'aujourd'hui l'a prouvé. Le 11 janvier, le recteur était dans la lutte. Il ne voulait discuter qu'avec les titulaires. Or depuis les décrets de 1982, les suppléants ont la possibilité d'assister aux débats (sans prendre la parole). Donc 30 ans après la parution de ces textes, il nous a fallu utiliser la menace de ne pas du tout siéger pour que nos camarades suppléants finissent par être admis. Le recteur voulait caporaliser le CT. C'était un recteur de combat.

 

Neuf jours s'écoulent et ce 20 janvier 2012, en début de séance, le recteur nous confie s'être tourné vers le ministère pour tenter d'obtenir des changements en matière de postes à restituer. Vainement selon ses dires. La donne n'a pas changé : le Limousin reste imposé à hauteur de 147 suppressions d'emplois dans le 2nd degré, 131 dans le 1er degré et 12 administratifs. Le recteur nous dit avoir dû en conséquence chercher d'autres marges de manoeuvre pour nous faire des propositions alternatives dans le second degré. Visiblement, notre interlocuteur a également révisé Victor HUGO ... ouvrir une école, c'est fermer une prison ... monsieur BERTSCH fermait deux écoles le 11 janvier ... plus aucune ne ferme le 20 janvier :

  •  l'EREA de MEYMAC est maintenu ...  "j'ai pris la décision en mon âme et conscience, je m'y engage, votre point de vue a été entendu dans cette instance" ... les syndicalistes sont des redresseurs de conscience mais nous n'avions pas la prétention de parler aux âmes, le but était uniquement d'éviter la fermeture du seul EREA de l'académie (il y en a 140 sur le territoire national). Nos arguments ont donc porté et votre implication aussi. Deux table-rondes sont programmées au rectorat  les 26 janvier et 1er février 2012 de 10 à 12h00. Les invitations sont parties. Il n'y sera pas question des moyens. Le débat sera philosophique :  quelle structure pour prendre en charge la grande difficulté scolaire ... Le but pour le recteur est de sortir la tête haute ! Les camarades de MEYMAC seront satisfaits d'apprendre que leur opposition à la fermeture de leur EPLE va générer un "vaste débat national" car une question parlementaire devrait être déposée à l'Assemblée nationale (ou au Sénat ?) sur : les EREA c'est quoi et à quoi ça sert (dixit le recteur). Sans rire ! A suivre sur la chaine parlementaire ... attention aux résultats !
  • le Mas Jambost est maintenu ... selon  le recteur,  "après avoir beaucoup consulté, écouté, la même logique a été appliquée"  (qu'à l'EREA). Maintien de l'ensemble sauf de la 3ème DP6  et du bac pro tapisserie. Le recteur a de l'ambition pour le Mas Jambost :il souhaiterait à terme en faire un pôle métiers des arts. On est loin du projet initial de transfert total ! A noter qu'aucun reproche n'a été fait cette fois sur la sécurité des bâtiments et sur la responsabilité de la Région. Cela avait motivé initialement tout l'argumentaire du recteur pour envisager la fin de cet établissement. En 9 jours, l'établissement est redevenu fréquentable. Le Mas Jambost, établissement emblématique de LIMOGES, va continuer à vivre. Deux table-rondes devraient permettre de se pencher sur son devenir. Le thème de ces deux réunions qui se tiendront au rectorat les 30 janvier de 16 à 18h00 et le 3 février de 10 à 12h00, sera : quelle cohérence installer dans un pôle de formation pour structurer le territoire.

Tout ça, pour cela ! Démonstration est faite : l'impréparation et la précipitation ont prévalu à ces choix incohérents. Quel gâchis ! Le recteur avait initialement justifié ses décisions de fermeture en les habillant de propos fallacieux. Nous regrettons tout le mal occasionné à ces deux établissements en terme d'images. Nous espérons que les familles resteront convaincues que des formations et un accueil de qualité y seront toujours réalisés. Le maintien dans les années à venir est suspendu à la fréquentation scolaire.

 

Last but not least, nous retenons notre souffle. Le recteur égrenne ensuite la liste de ses revirements :

  • LMB Felletin : maintien de la 2nde GT, maintien du BTS construction métallique, maintien des CAP menuiserie fabricant. Conclusion : hormis le bac pro art de la pierre placé en "veille technologique", toutes les formations censées disparaître lors du CT du 11 janvier 2012  retrouvent grâce auprès du recteur à l'occasion de la session du 20 janvier.
  • LA SOUTERRAINE, lycée Loewy : maintien de la 1ère S SI EN 2012 (fermeturedifférée à 2013), ouverture DSAA
  • BRIVE, lycée Cabanis : maintien du BTS CPI
  • USSEL, lycée Ventadour : maintien de la filière STG
  • ST LEONARD, lycée Palissy : maintien de la 1ère L
  • LIMOGES, lycée Dautry : le transfert de la 1ère S SI est suspendu

C'est énorme ! Nous pouvons être heureux  à l'issue de ce CT de constater l'ampleur du rétropédalage.  Ne boudons pas notre plaisir : parfois la lutte paie. Confirmation : seuls ceux qui luttent, gagnent. Démonstration exemplaire ce vendredi au rectorat de LIMOGES. Bémol conséquent : c'est tout de même, l'histoire du verre à moitié plein et à moitié vide. En effet, si le recteur est revenu sur nombre de ses propositions, il n'a pas encore transformé la citrouille en carosse. Les autres coupes claires sont maintenues et les suppressions non réalisées ici seront répercutées ailleurs. D'ailleurs, le secrétaire général a confirmé la nécessité "d'aller chercher de nouvelles pistes, les moyens restent constants, la RGPP reste la même". Il évoque la possibilité de prendre une dizaine de postes sur les assistants étrangers. Il imagine aussi une DGH répartie sur l'ensemble de l'académie avec ponction d'une heure sur les établissements de taille moyenne et 2 heures sur les EPLE plus importants. Les petits établissements et les LP déjà particulièrement touchés se verraient exonérer de cette contribution. La difficulté va changer de camp et le cercle des mécontents va s'élargir. Le préavis UNSA Education court jusqu'au 24 février.

 

Hormis cette ponction qui fâche, l'autre sujet de mécontentement qui nous percute directement a trait à la nouvelle gouvernance académique déflorée par le recteur dans une dépêche AEF du 9 janvier. En raison des conséquences sur le moral des personnels administratifs des inspections académiques, de l'inquiétude suscitée sur leur avenir et de l'incertitude sur le devenir de leurs missions mais aussi à cause de la brutalité, du manque d'élégance et de respect de l'annonce, l'UNSA Education par le biais du secrétaire académique A&I UNSA a interpellé le recteur en passant en force et en imposant incidemment ce sujet de la gouvernance à l'ordre du jour ... malgré le refus du recteur qui prêtexte que son projet "n'est pas du ressort du CT académique." Faux pour nous, toute réorganisation est étudiée en CT. Le recteur se propose d'en faire prochainement une "simple information" mais dés qu'il y verra plus clair ... "tout est réversible" nous dit-il, la nouvelle gouvernance académique "est un monument à absorber".  Nous demandons malgré tout l'étude de son shéma en CT et en CT spécial services académiques. Vous trouverez en PJ notre intervention. Cette déclaration doit être affichée et/ou distribuer.

 

Il vous est demandé de ne pas lâcher : dans un 1er temps, vous êtes invités à participer à la

 

manifestation unitaire contre la casse du service public Education nationale :

 

 le mercredi 25 janvier 2012 à 14h30. Le point de rendez-vous sera la préfecture de LIMOGES.

 

Il faut que ça change !

 

Solidairement.



20/01/2012
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